harcelement au travail

Les différentes formes de harcèlement reconnues
par la jurisprudence

 

 Le harcèlement individuel
 Il est pratiqué par une personnalité obsessionnelle perverse narcissique ou porteuse d’une pathologie du caractère.Il est  
 intentionnel, vise à humilier, à détruire l’autre et à valoriser son pouvoir social ou personnel.
 L’instrumentalisation des individus et des instances par ces personnalités retarde ou rend impossible la reconnaissance des  
 agissements délictueux, tant leurs procédés peuvent être hostiles, subtils et redoutablement efficaces, surtout face à des individus
 fortement investis dans leur métier.

 Le harcèlement institutionnel
 Il peut prendre 3 formes :

     – pratiques managériales délibérées impliquant la désorganisation du lien social touchant l’ensemble du
        personnel
     – harcèlement stratégique qui vise à exclure les personnels dont l’âge, l’état de santé ou autre, ne 
       correspondent plus aux leurs missions
     - absence d’intentionnalité dans les méthodes de management

 Le harcèlement transversal ou horizontal (entre personnels, sans rapport hiérarchique)

     - comportements contraires aux droits fondamentaux de la personne au travail.
 L’état de stress post-traumatique :

     -Phase d’alerte :  Le salarié ne s’exprime pas, ne pleure pas, ne parle plus. Il se contente de « tenir »

      - Phase de décompensation en deux temps :
              Premier temps :  La névrose traumatique survient dans des situations où le sujet vit une menace, réelle ou
                                              ressentie contre son intégrité physique ou psychique.

                                            o L’angoisse et attaques d'angoisse
                                            o Le retour en boucle des scènes traumatisantes

                                            o Les cauchemars intrusifs sur le travail
                                            o L’insomnie réactionnelle 
                                            o Les atteintes cognitives: perte de mémoire, troubles de concentration, de logique.
                                           
o Les atteintes psychiques
(perte de l’estime de soi)
                                           
o L’évitement du lieu de travail

                                            o Les atteintes somatiques ( atteinte des défenses immunitaires )
                                            o Un
désarroi identitaire spécifique

            Deuxième temps :

 Les travailleurs déploient des systèmes de défense individuels et collectifs plus ou moins coûteux psychiquement et 
 physiquement qui permettent de conjurer la maladie. La souffrance au travail surgit lorsque le sujet se heurte à des
 obstacles insurmontables après avoir épuisé toutes ses ressources pour améliorer l’organisation réelle de son travail.
 La souffrance commence lorsque le rapport du sujet à l’organisation du travail est bloqué.
 Derrière ce tableau de névrose traumatique spécifique, immédiatement ou à distance, c’est avec sa structure de
 personnalité que le patient va décompenser : Bouffée délirante aiguë, dépression grave, désorganisation
 psychosomatique, paranoïa. , etc.